Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (Louis Arjaillès, aussi). Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

mercredi 23 août 2017

Siciliano

Herbert List, Sicile 1949

Guerriers

Le film de Robin Campillo*, très attendu, sort aujourd'hui en France.
Quand je suis arrivé à Paris, en 91, c'était l'hécatombe (des amis me disaient qu'ils avaient pris abonnement au Père Lachaise !).
Les activistes (dans le  vrai sens du terme) d'Act Up furent traités tour à tour de fascistes et de gauchistes.
Leur action a eu un impact indéniable, avec le recul, sur l'évolution des mentalités au regard du fléau.
La réalisation d'un film sur le sujet, avec la "fiction" pour parti-pris, est une bonne idée, selon moi. Certains objecteront qu'un documentaire de long métrage eût été préférable : encore faut-il disposer de la matière, à savoir de traces filmées de cette incroyable aventure.
Je vous donnerai mon humble avis dès que je l'aurai vu.
Humble, parce que j'ai échappé à la maladie qui a décimé toute une population de gens heureux, libres, qui se croyaient invincibles. Plutôt "spécialisé" dans les relations hors-milieu, lassé, dès la période, de la vie nocturne, et non adepte des rencontres sans lendemain, je n'ai pas contracté le terrible virus. Humble, parce que, de ce fait, je ne suis pas le mieux placé pour en parler, et encore moins pour juger.

Robin Campillo est le réalisateur du formidable Eastern Boys (2013) diffusé ce soir sur Arte.

Un beau garçon triste

Niks Gerbasevskis

C'est un Premier Ministre

" Bonne Fierté Montréal! 🏳️‍🌈Happy Pride Montreal! "
Justin Trudeau (journal Facebook)

Respire !


mardi 22 août 2017

Parfois il faut...

Photo Ph. Clifford Prince King (majestueux)
regarder
plus haut.

Oui, une seconde...



j'apporte la serviette !

Cinema per tutti | Cinéma pour tous


J'ai fait cette photo l'an dernier à Palerme.
On trouve encore, en Sicile, des "petits métiers" qui permettent, peut-être, de joindre les deux bouts.
Dans ce cas précis, c'est une personne qui dispose d'un projecteur 16 mm et, sans doute, de quelques bobines, et propose des projections chez l'habitant pour anniversaires et autres fêtes de famille. À l'ère des cinémas-maison sophistiqués et de la Haute Définition, cet anachronisme m'est délicieux.
Il est précisé que le spectacle est "sonore".
Je me souviens des écriteaux "parlant Français", apposés sur les affiches de films, dans le hall des cinémas de mon enfance.
Je ne savais pas, alors, que je préfèrerais un jour les versions originales aux versions doublées.

Les clowns ont du génie

Je me souviens de mes rires et trépignements de joie.
Est un très grand artiste celui qui fait rire les enfants.
Merci à vous, Docteur Jerry !
Merci à vous, "Fufu" : vous allez bien vous amuser tous deux, là-haut.



Florilège (impressionnant) en musique :

lundi 21 août 2017

Chut !


Unrgence cinématographique

Ce soir lundi sur Arte.
Avec un Malcolm McDowell période Orange mécanique,
et des garçons sensibles mais rebelles en internat.

Malcom McDowell - If
Jusque là, tout va bien.

Indémodable

Photo Bruce Weber (et oui !)



À l'inter-saison qui se profile, la chemise en jean sera adaptée au climat.
Elle a une place légitime dans toute garde-robe qui se respecte : solide, quasiment infroissable, on la portera sur le pantalon (ça fait jeune, mais pas seulement).
Si vous en possédez plusieurs, libre à vous de la porter comme ce garçon, qui est si peu ridicule que c'en est agaçant.

La musique et la France : une relation en dents de scie

Au cours de la soirée musicale au Castel Meraccio de Bolzano/Bozen, je rencontrai Marco Mandolini (si !), premier violon de l'orchestre symphonique Haydn de Bolzano e Trento, orchestre de la région, donc, l'une des plus prestigieuses phalanges de la Péninsule.
Marco Mandolini est né au Québec de parents italiens, fut formé dans la "belle province" et retourna à ses racines pour jouer dans le prestigieux orchestre de la Scala de Milan, avant de rejoindre sa formation actuelle.
Marco Mandolini
Au cours de notre brève mais vivace conversation, nous nous livrâmes à une sorte d'état des lieux de la musique en nos contrées respectives. Je lui avais dit auparavant combien j'avais été émerveillé de l'excellente tenue du "petit" orchestre de cordes local qui occupait la scène ce soir là.
Il me dit que l'influence de l'Autriche et de l'Allemagne avait été déterminante en sa belle région, où tout était fait en matière d'éducation musicale, où, vous l'avez-vu dans mes carnets de voyage, la proximité, entre autres, de Salzbourg, fait qu'on y honore Mozart jusqu'à donner son nom à un café proche du théâtre communal, lequel, soit dit en passant, est un hideux cube de béton indigne des édifices avoisinants.
Ainsi, actuellement, à Bolzano, de jeunes musiciens sont en résidence jusqu'à la fin du mois, dont l'Orchestre Européen des Jeunes et le prestigieux Gustav Mahler Jugendorchester, dit GMJO.

Non, ce n'est pas un club de foot !
Jean-Yves Thibaudet
Si, chez nous, fleurissent les banderoles célébrant la tenue à Paris des jeux olympiques, ou l'intégration au Qatari-Saint-Germain d'un footballeur "acquis" pour plus de cent Millions d'euros, ici, la commune et la population ne craignent pas d'afficher sur la Place Walther leur fierté d'accueillir ces musiciens qui interprèteront du Messiaen (un Français !), du Schoenberg, et le Concerto en Fa de Georges Gershwin avec Jean-Yves Thibaudet, grand pianiste français de mère allemande qui vit entre Los Angeles et Paris avec Paul, son compagnon. Pour la petite histoire, Thibaudet décline, depuis très longtemps, toute invitation si son partenaire ne lui est pas associé !
Avec mon interlocuteur, nous dressâmes un bref panorama de la musique européenne, où domine toujours l'Orchestre Philharmonique de Berlin, dont la direction musicale, de sa création à nos jours fut assurée par les plus grands Chefs de l'histoire de la musique contemporaine.
Avant que l'on m'accuse de déclinisme ou de débiter des "clichés" (j'ai pris la mouche, l'autre jour !), je précise que je lui dressai un tableau flatteur de notre récente Philharmonie de Paris qui, selon moi, permet au mélomane d'assister à des concerts dans les meilleures conditions et d'applaudir dans une salle à leur mesure les meilleurs chefs et les plus grands solistes internationaux.
Jean-Philippe Rameau par Greuze
Même si, de nos jours, la musique, et la culture, en général, semblent si éloignées des préoccupations de nos concitoyens et des pouvoirs publics (notre nouveau Président tiendra-t-il ses promesses en la matière ?), l'histoire de la musique française (mais aussi, c'est mon "job", du piano français) est faite de grandes pages, nonobstant (content de l'avoir placé, celui-là !) des périodes de vide sidéral et sidérant : concerto grosso modo, la période baroque vit l'éclosion de musiciens de génie tel Jean-Philippe Rameau (le plus grand, selon moi), Couperin, Lully (venu d'Italie, certo !), et tant d'autres qui bénéficièrent de la munificence du Roi Soleil (j'affame, mais j'aide les Arts !). Puis, plus rien pendant plus d'un siècle, juste des petits-maîtres, éclipsés par les génies classiques allemands et les maîtres de l'opéra italien,  avant l'arrivée d'un Berlioz qui n'est pas l'un de mes préférés, mais qui n'est pas rien tout de même.

C'est l'après-romantisme qui marque la résurgence, et là, c'est un feu d'artifice : comment, citant ceux qui me viennent, Franck, Saint-Saëns, Fauré, Bizet, Gounod, Debussy, Ravel, Satie, Poulenc,  ne pas en oublier ?
La période que l'on appellera "moderne" se fait plus chiche, nous donnant Dutilleux (que je vénère !), Boulez, Olivier Messiaen, ou, en récupération, Xenakis et Varese. (1)
Des hauts et des bas, en attendant avec optimisme, que revienne une musique française... au top ! 

Francis Poulenc


Supplément gratuit joli : 


(1) Note (vers midi) : 
j'aurais pu ajouter des compositeurs qui œuvrèrent notamment pour le cinéma, comme Henri Sauguet, Arthur Honegger, Georges Auric... (je ne peux être exhaustif). 

Jeanne M.

Ascenseur pour l’échafaud (Louis Malle 1957)

dimanche 20 août 2017

D'albâtre

Source :


Fichtre !

G. Palecrédit
____________
Bon dimanche !

Cadeau : une musique qui vous prend dans ses bras



La Berceuse opus 16 de Fauré, souvent arrangée pour flûte ou même clarinette, est ici jouée par Renaud Capuçon et Michel Dalberto.
Ce fut composé à une époque, lointaine, où la musique française était revenue à son plus haut niveau.
Écoutons aussi cette très belle version pour piano solo par Peter Nagy et passons ensuite un doux dimanche.




Chez les Franciscains

J'aime les cloîtres. Pas jusqu'à revêtir une robe de bure, mais j'aime.

L'église San Francesco de Bolzano est hautement dispensable.
En revanche, le cloître attenant vaut le détour.
J'ai beaucoup apprécié cette fresque bien conservée, que je qualifierais de "pagano-catho".
Ça n'engage que moi.


Un délire : ne manquent que des joueurs de belote sous les suppliciés. Pardon aux ecclésiastiques qui me lisent !

samedi 19 août 2017

Épreuve

Pantelis

Deux modes de lecture



 "Ils" vont rentrer. Pendant quelques jours, mon quartier s'est délicieusement endormi, que la majeure partie de ses habitants a déserté, au point de me permettre le sommeil toutes fenêtres ouvertes.
Adepte des séjours de courte durée, mais intenses, je m'octroierai encore quelques jours de vacances dans la ville de ce lecteur, que vous aurez bien sûr reconnue... (?)
Comme vous m'êtes sympathiques, je vous offre, en cadeau Bonux (ça existe encore ?), un lecteur d'un tout autre genre, qui ne lit sans doute pas Proust, mais nous serons d'une indulgence pleine et entière à défaut d'être plénière.



D'accord pour l'introniser Fouloulou de la semaine ?

Cadeau : et pourquoi pas ?



Des années que je répète à mes jeunes ouailles que Paganini et Liszt furent les premières "rock stars".
Si l'immense "lisztien" Georges Cziffra portait un bracelet de cuir (pour commémorer ses années de déportation), le pianiste croate Maksim Mrvica pousse le look à l'extrême.
J'imagine les gardiens du temple poussant des cris d'orfraie, et ça m'amuse.
Il s'avère que ce Monsieur joue plutôt bien, voire mieux que ça.

Oh oui, libère-moi !

- On en descend encore un ou deux, et on file à l'hôtel, OK ?
Du 19 au 25 août 1944, Paris "se" libérait et ne brûla pas (revoyez le film de René Clément, c'est sympa, et, boudiou, qué casting !).
On sait ce que vécurent les homos sous le troisième Reich, même si l'on peut penser qu'il y eut, dans la France occupée, des relations interdites entre des pédés Français et leurs "homo"logues allemands.
Le film (plutôt mauvais, il faut le dire) Bras de fer de Gérard Vergez (1985) avec Bernard Giraudeau et Matthieu Carrière évoquait un peu lourdement le sujet*.
Mais qu'en est-il des rapports entre Français et Américains libérateurs ?
Cette photo fait s'emballer mon imagination toujours en alerte : supputons, pour le plaisir, que ce résistant et le boy vont connaître une aventure torride après avoir occis quelques boches.
Le repos du guerrier, quoi !

* Ne m'en demandez pas plus : je n'ai gardé, de ce film, que le vague souvenir que l'Allemand joué par Matthieu Carrière est homosexuel.
Quel acteur !


vendredi 18 août 2017

"Non, finalement...

c'est le livre qui
se trouve sur la
troisième étagère
en partant du bas que
je désire, merci mon lapin."

Méditation


En mode "veille"

Ce satyre (marbre de la Rome antique) se repose.
M'est avis qu'il ne serait guère prudent de m'arrêter
à son niveau pour lacer mes sandales.
Avez-vous vu son regard ?
Un cordonnier, vite !



Que dois-je comprendre ?

Lu cet avis sur la page Amazon de Tombe Victor ! :
" Un roman d'un réalisme impressionnant, une écriture fluide et raffinée, des personnages et situations d'une précision et d'une authenticité étonnantes.
Ce livre est une perle rare qui, comme son hôte, se déguste en une bouchée "


Perplexe.

jeudi 17 août 2017

Andrew nu

Andrew, danseur, par Matthew Kulisch

Un bout de lui

Oui oui, j'ai bien labellisé "érotiques".

Trente-cinq minutes de paix



L'un des plus grands de l'histoire du piano et un grand chef d'orchestre en devenir.
Trente-cinq minutes, c'est si court.
D'autant qu'il s'agit d'une rareté.
En effet, Sviatoslav Richter, dont le répertoire était très étendu, a fort peu joué Mozart.
Quand on le lui faisait remarquer, il répondait que sa consœur et compatriote, la grande Maria Yudina l'interprétait mieux qu'il ne le ferait jamais.
Cette captation de l'ORTF, en 1966, est donc à ranger dans les incunables de notre mémoire musicale.

Bien sûr

Lui aussi est un ange.
Un vrai de vrai.

Mobilier urbain

 Reykjavik (Islande)

mercredi 16 août 2017

Ne portaient ni culotte, ni bottes de moto

Chevauchons !
Époque et auteur indéterminés

Ce cher Nicholas

Nicholas Hoult juste avant A single man de Tom Ford. Photo de Kai Z Feng

"Summertime" : en salles aujourd'hui



Maria et Marco, deux ados italiens, décident d'aller passer une partie de l'été à San Francisco où ils sont accueillis chez un couple gay à peine plus âgé qu'eux. Au cours de ces quelques jours, ces quatre jeunes gens issus d'univers différents remettent en question leurs certitudes et se lient d'une profonde amitié...

Brando Pacitto, Joseph Haro, Matilda Lutz, Taylor Frey
On peut attendre le meilleur de Gabriele Muccino (Juste un baiser).
On ira voir, donc.

Call me by your name